Né le 21 Février 1902 à Saint-Martin-de-Fugères dans le département de la Haute-Loire, il est plombier-couvreur. Il est membre du Parti communiste et le 21 février 1938 part combattre en Espagne. Il en revient en novembre de la même année. Lors de la déclaration de guerre, mobilisé, il est fait prisonnier, il s’évade et détruisit son livret militaire. En 1941, il distribue et diffuse des tracts et brochures édités par le Parti communiste. Dans la nuit du 19 au 20 juin 1942, une bicyclette sur laquelle est attachée trois paquets de tracts est trouvée dans une rue de Saint-Ouen (93). Les paquets contiennent des exemplaires de l’Humanité, n° spécial de mai 1942. La plaque d’identification sur le vélo mentionne l’adresse de Pierre Pouzol, les policiers se rendent immédiatement à Argenteuil (92), le pavillon était vide. Il s’est réfugié à Vaires-sur-Marne (77) chez la famille de sa femme. La sœur de cette dernière qui pour chercher du linge se rend à leur domicile est suivie à son retour par des policiers restés en surveillance. Il est arrêté le 22 juillet 1942 à Vaires-sur-Marne et incarcéré à la prison de La Santé à Paris. Le 12 juin 1943 il comparait devant le Tribunal de la Section spéciale de Paris et est condamné à deux de prison et à mille deux cents francs d’amende. Emprisonné, puis interné au camp de Royallieu à Compiègne (60), il est déporté le 12 mai 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 14 où il reçoit le matricule 51034. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 6 juin, il est transféré au Kommando de Wieda siège de la SS-Baubrigade III chargé de la construction de la Helmetalbahn une ligne de chemin de fer reliant Kassel à Nordhausen. Le 30 juillet, il est transféré à Dora. Le complexe de Mittelbau-Dora est évacué les 4 et 5 avril 1945. Il réussit à éviter les évacuations et est libéré le 13 avril 1945 par les troupes américaines.
Pierre POUZOL est décédé le 30 janvier 1973 à Saint-Germer-de-Fly dans le département de l’Oise.