Né le 6 juin 1913 dans le XIV° arrondissement de Paris, il est rédacteur à la mairie de Perpignan (66). Il est l’un des dirigeants des Jeunesses socialistes SFIO et participe très activement à l’animation départementale du mouvement des Faucons rouges. Il est en 1938 membre du comité fédéral mixte de l’Entente des Jeunesses socialistes SFIO des Pyrénées-Orientales. Partisan de l’intervention dans la guerre civile espagnole, il se rend très souvent à Barcelone et est un propagandiste de la cause de l’Espagne républicaine. Mobilisé le 26 octobre 1939. Il est affecté à l’École d’Artillerie de Poitiers (86) de janvier à août 1940, jusqu’à sa démobilisation. Il rejoint la Résistance au sein du réseau Druides, sous-réseau d’Alliance, à Perpignan en qualité d’agent P2 sous le pseudonyme de Caturix, mais il appartient aussi aux MUR (Mouvements unis de la résistance) de Perpignan et devint en 1943 un des responsables de l’AS (Armée secrète) de cette ville. Il est arrêté le 5 janvier 1944 à Paris par la Sipo-SD, incarcéré puis interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Il est déporté le 27 avril à Auschwitz qu’il atteint le 30. Le matricule 186331 est tatoué sur son avant-bras gauche. Le 12 mai, le convoi est reformé à destination de Buchenwald qu’il rejoint le 14. Il reçoit le matricule 52673. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis au Block 57 également au Petit camp. Le 25 mai, il est transféré au camp de Flossenbürg où il perçoit un nouveau matricule le 10151.
Georges RIVES y décède le 11 mars 1945. Il est à titre posthume Chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la Croix de guerre 39-45.