Né le 13 mars 1921 à La Mothe-Achard dans le département de la Vendée, il est sellier à Paris. Pendant l’occupation il est domicilié à Nantes (44) chez son père. Il travaille avec lui comme voilier. Il adhère aux J.E.N (Les jeunes de l’Europe nouvelle) et devient très vite responsable départemental à la propagande. Le 22 avril 1943, en qualité de chef régional de ce mouvement il prends part à une excursion à la station de La Monjie (65) au cours de laquelle il participe à un pillage des hôtels de la station. Il est arrêté, pour ces faits, le 13 mai 1943 à Bordeaux (33) gare Saint-Jean par la police française, incarcéré au fort du Hâ à Bordeaux, puis transféré à la prison de Nantes et le 26 mai interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 2 septembre à Buchenwald qu’il atteint le 4 où il reçoit le matricule 20465. Il effectue sa période de quarantaine au Block 57 du Petit camp. Le 29 septembre il est transféré au Kommando de Dora. Considéré par les SS comme «inapte au travail», il est incorporé le 15 janvier 1944, dans un convoi de 1000 malades ayant pour destination le camp de Majdanek près de la ville de Lublin en Pologne où il perçoit le matricule 6097. Le 8 avril 1944, il est envoyé au camp d’Auschwitz-Birkenau où lui est tatoué sur l’avant-bras gauche le matricule 181020. Le complexe d’Auschwitz-Birkenau est évacué le 18 janvier 1945, son convoi d’évacuation arrive au camp de Gross-Rosen qui est à son tour évacué le 8 février. Le 15 février, il arrive à Mauthausen où il perçoit le matricule 129067. Le 23 mars, il est affecté au Kommando d’Amstetten chargé de réparation ferroviaire. Début avril il est envoyé au Kommando d’Ebensée chargé de la construction de tunnels destinés à accueillir des usines d’armement. Il est libéré le 6 mai 1945 par les troupes américaines,
Élisée ROUSSEAU est décédé le 1er janvier 2003 à Arles dans le département des Bouches-du-Rhône.