Né le 27 janvier 1922 à Riorges dans le département de la Loire, il travaille dans la ferme familiale. En 1941, comme tous les jeunes de cette classe d’âge, il doit effectuer une période de huit mois aux Chantiers de jeunesse. Il intègre le 14 mars 1942 le Chantier de jeunesse Vauban Groupement n° 4 à Cormatin en Saône-et-Loire. Il est rendu à la vie civile le 20 octobre 1942. Le 16 février 1943, est institué par le gouvernement de Vichy le STO (Service du travail obligatoire). Refusant de partir travailler en Allemagne, il devient réfractaire et pour ne pas être arrêté rejoint le 2 juin 1943, le Maquis de l’Aigoual d’Aire-de-Côte dans les Cévennes près d’Alès. Le 1er juillet 1943, le camp est attaqué par les parachutistes allemands : quarante-trois maquisards sont faits prisonniers dont Albert. Il est incarcéré à la prison de Nîmes, puis transféré le 18 septembre au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 18748. Déporté le 28 octobre à Buchenwald qu’il atteint le 30, il reçoit le matricule 31018. Il effectue sa période de quarantaine au Petit camp. Le 16 décembre, il est transféré au Kommando de Schönebeck chargé de la fabrication de pièces d’avions pour la firme Junkers. Le 27 juin 1944, il est envoyé au Kommando de Mühlhausen chargé de la fabrication de fuselages et de pièces de gouvernes d’avions pour les Junkers. Le Kommando est évacué le 2 avril 1945 à Buchenwald. Il est libéré le 11 avril 1945.
Albert SERVAJEAN est décédé le 17 mars 1995 à Riorges dans le département de la Loire.