SOLETCHNIK Nicolas KLB 69640

Né le 3 février 1899 à Wilno en Lituanie, il est électrotechnicien. Mobilisé au début de la guerre, il est affecté dans une usine à Paris fabriquant des téléphones de campagne. Lors de l’offensive allemande du printemps 1940, il reçoit l’ordre, le 9 juin 1940, de rejoindre la Poudrerie de Toulouse (31). Il décide de partir, avec sa famille, et arrive, le 14 juin, à Toulouse. Dès l’armistice, démobilisé, faute de logement, la famille habite à Revel (31). Il travaille aux Hauts Fourneaux de la Chiers à Toulouse, légaliste, en règle avec la législation de 1941, se considérant comme israélite français sans aucune pratique religieuse. Au printemps 1944, après un sabotage, auquel il a participé, avant de revenir à Revel libéré provisoirement par la Résistance, le 14 juillet, il est arrêté, suite à une dénonciation, le 25 juillet 1944 à Toulouse. Incarcéré, il est déporté le 30 juillet à Buchenwald qu’il atteint le 6 août où il reçoit le matricule 69640. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 52 également au Petit camp. Le 14 septembre il est transféré au Kommando d’Eschershausen chargé de travaux de construction supervisés par l’organisation Todt pour la firme Stein une succursale de Volkswagen. Le Kommando est évacué le 6 avril 1945 sur le camp de Bergen-Belsen.

Nicolas SOLETCHNIK est déclaré disparu lors de cette évacuation.