Né le 6 novembre 1912 à Sorbier dans le département de l’Allier, il est artisan forgeron. Mobilisé le 27 août 1939 affecté au Dépôt d’infanterie N° 92 bis, il est rendu à la vie civile le 13 juillet 1940. Le 1er novembre 1942 il est arrêté par la police française comme communiste, incarcéré à la prison de Riom (63) puis interné le 15 janvier 1943 au centre de séjour surveillé de Saint-Paul-d’Eyjeaux (87). Après avis favorable du Chef de Camp il obtient une permission agricole exceptionnelle valable du 30 juin au 30 juillet 1943. Le 9 juillet 1943 la Gestapo vient l’arrêter suite à une dénonciation, il est emprisonné à la prison de Vichy (03) puis à la prison militaire allemande de La Mal-Coiffée à Moulins (03). Déporté en novembre au camp de Neue-Bremm près de Sarrebruck. Le 16 janvier il est transféré à Buchenwald où il reçoit le matricule 29636. Il effectue sa période de quarantaine au Block 63 du Petit camp puis intègre le Block 14 du Grand camp. Le 7 juillet 1944 il est envoyé au Struthof-Natzweiler il perçoit un nouveau matricule le 19120 et est affecté le 17 juillet au Kommando d’Erzingen chargé de l’exploitation d’une carrière de gypse. Le 17 avril 1945 il est transféré au Kommando d’Allach qui dépend du camp de Dachau, il devient le matricule 157476. Il est libéré le 30 avril par les troupes américaines.
Jean TALON est décédé le 23 avril 1976 à Thonon-les-Bains dans le département de la Haute-Savoie. Il est Chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la Médaille militaire.