Né le 13 octobre 1920 à Parigny dans le département de la Manche, il est agent technique d’aéronautique à Saint-Nazaire (44). Il est membre des Jeunesses communistes. En 1941 il rejoint le FN (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France) et les FTPF (Francs-tireurs partisans français). Il est arrêté le 17 juillet 1942 à Saint-Nazaire par le SPAC (Service de police anti-communiste), incarcéré à la prison de la ville. Le 21 août, il est remis à la police allemande à Nantes (interné administratif de la SPAC et de la Milice) puis le 9 octobre emprisonné à la prison La Fayette à Nantes (44). Le 2 février 1943 il est transféré à la prison de Vitré (35) et jugé et condamné par la Cour spéciale de Rennes (35). Il connaîtra successivement les prisons de Laval (53), Baugé (49) et Angers (49). Le 26 août il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 16 septembre à Buchenwald qu’il atteint le 18 où il reçoit le matricule 21033. Il effectue sa période de quarantaine au Block 55 du Petit camp, puis intègre le Block 14 du Grand camp. Le 18 avril, il est affecté du Kommando intérieur de la Gustloff-Werk II et le 13 septembre au Kommando DAW Schlosserei (serrurerie à la Deutsche Ausrüstungswerke exploitée par la Schutzstaffel (SS). Il est libéré le 11 avril 1945. Il était membre de la Brigade Française d’Action Libératrice.
André TRAVAILLE est décédé le 27 juillet 2013 à Arpajon dans le département l’Essonne.