Né le 2 mars 1925 dans le Ier arrondissement de Paris, il réside avec ses parents dans le quartier Saint-Georges à Cahors (46). Son père, cheminot, le fait rentrer à la SNCF à 17 ans. Très tôt il rejoint la Résistance au sein du réseau Résistance Fer, puis crée en juin 1943 sous la responsabilité de Pierre Combes la FUJP (Force Unie de la Jeunesse Patriotique). Arrêté le 25 février 1944 par la Gestapo avec neuf autres membres de son réseau, il est incarcéré à la prison Saint-Michel à Toulouse (31), puis le 30 mars interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 27 avril à destination d’Auschwitz qu’il atteint le 30 avril. Le matricule 185017 lui est tatoué sur l’avant-bras gauche. Le 12 mai, il quitte Birkenau pour rejoindre Buchenwald le 14 mai 1944, il devient le matricule 53448. Il effectue une période de quarantaine au Block 56 du Petit camp. Le 25 mai il est transféré au camp de Flossenbürg, il reçoit un nouveau matricule le 9422. Il effectue la quarantaine dans le Block 20 puis passe au Block 9 et est affecté à l’usine Messerschmitt. L’évacuation du camp commence le 20 avril 1945, tous les déportés reçoivent un nouveau matricule sans concordance avec l’ancien ce qui rendra l’identification impossible en cas de décès. Jean Bascle quitte Flossenbürg le 24 avril dans une Marche de la mort qui dure trois jours et au cours de laquelle sur 16 000 évacués, il n’y aura que 6 000 survivants. Il est libéré le 23 avril aux environs de Cham et regagne Cahors le 17 mai 1945.
Jean BASCKE a effectué, tout au long de sa vie, de très nombreux témoignages auprès des collèges et lycées.Il était Président de la FNDIRP du Lot.
Jean BASCLE est décédé le 13 mai 2019 à Pradines dans le département du Lot. Il est Chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la Croix de guerre avec palme.