VERDE Henri KLB 69105

BIOGRAPHIE

Né le 17 juillet 1902 à Clermont-Ferrand dans le département du Puy-de-Dôme, il est ouvrier aux établissement Michelin. En 1920 il adhère aux Jeunesses socialistes puis la même année, après le congrès de Tours, au Parti communiste. En 1936 il est à la tête du syndicat GGT des établissement Michelin. Mobilisé en 1939, il est affecté à une compagnie de travailleurs, il se porte volontaire pour partir à la 10e Batterie Anti-Chars, VII° Division Nord-Africaine. Là, il combat dans la Somme et sa compagnie subit de lourdes pertes. Il est démobilisé le 17 juillet 1940. Dès son retour il est contacté pour réorganiser la CGT illégale à Clermont-Ferrand, principalement dans les grandes usines Michelin et Bergougnan. Il met sur pieds les premiers groupes de résistance dans le courant de l’automne 1940 à Clermont-Ferrand. Il est chargé de recruter des volontaires afin de constituer des groupes armées et de rassembler les nombreuses armes qui ont été abandonnées lors de la retraite de juin 1940. Il est arrêté le 4 novembre 1940 à Clermont-Ferrand à la suite de collages d’affiches et d’une distribution massive de tracts contre le gouvernement de Vichy et l’occupant nazi. Il est interné au centre de séjour surveillé de Mons près d’Arlanc (63) puis au camp de Saint-Sulpice-la-Pointe (81). Il participe le 2 avril 1941 au soulèvement de 1200 internés contre la déportation d’une centaine d’entre eux vers les camps du sud-algérien. Il est ensuite transféré fin 1941 au camp Nexon puis de Saint-Paul d’Eyjeaux (87). Déporté, le 30 juillet, depuis Toulouse (31) à Buchenwald qu’il atteint le 6 août et reçoit le matricule 69105. Il effectue sa période de quarantaine au Block 51 du Petit camp, puis intègre le Block 14 du Grand camp. Le 23 août, il est affecté au Kommando intérieur Laderampe Weimar (rampe de chargement à Weimar), le 24 août au Kommando Kabelleger (pose de câbles). Le 25 septembre il est transféré au Kommando de Langenstein chargé du forage de tunnels pour l’installation d’une usine souterraine pour la firme Junkers. Le Kommando est évacué à pied le 9 avril 1945. Il réussit avec plusieurs camarades à s’évader de la colonne d’évacuation vers la ville de Olbenviederstek. Il est repris presque immédiatement par des vieux soldats réservistes qui le conduisirent dans un village où il se fait passer pour un travailleurs français volontaire. Il repart donc sur la route avec quelques camarades et tombe le 13 avril sur les blindés américains. Il regagne la France le 13 mai,

Henri VERDE est décédé le 21 septembre 1986 à Clermont-Ferrand dans le département du Puy-de-Dôme.

 

Publié dans Le Serment N°184