Né le 27 juin 1923 à Le Petit-Quevilly dans le département de la Seine-Maritime, il est chaudronnier. Bien qu’il n’ait pas encore l’âge pour être requis en vertu de la loi sur le Service du travail obligatoire, il part travailler en Allemagne, à Onabrüick, une ville industrielle de Basse-Saxe. Peu enthousiasmé par son travail pour le Reich, il regagne la France et se réfugie à Dingy-Saint-Clair (74). Il rejoint en mai 1943 la Résistance au sein du groupe armé de Thorens (74). Il est arrêté le 19 octobre 1943 à Daudens au lieu-dit d’Évires par la Gestapo d’Annemasse (74), interrogé à l’hôtel Pax de la ville, siège local de la Gestapo, puis dirigé le 20 octobre à l’école Saint-François à Annecy. Il est jugé le 27 octobre 1943 et condamné aux travaux forcés pour résistance, sabotage, destruction de voies ferrées à Rumilly. Incarcéré à la prison de Belfort (90), il est déporté le 14 mars 1944 à la prison de Dresden, puis il est transféré à Buchenwald qu’il atteint le 16, il reçoit le matricule 14052. Il effectue sa période de quarantaine au Block 43 du Grand camp, puis intègre le Block 31 également au Grand camp. Il est affecté le 21 avril au Kommando intérieur de la Gustloff-Werk II (usine d’armement du camp). Le 25 septembre il est transféré au Kommando de Köln-Deutz chargé de la fabrication de wagons. Le 9 février 1945 il est envoyé au Kommando de Langenstein qu’il atteint le 10 où il intègre le Block 13, puis le 7. Ce Kommando est chargé du forage de tunnels pour l’installation d’une usine souterraine pour la firme Junkers. Le Kommando est évacué le 9 avril 1945, mais il reste au camp et est libéré le 13 par les troupes américaines.