Né le 10 octobre 1909 dans le XII° arrondissement à Paris, il est ajusteur, metteur au point. Après la déclaration de guerre et l’interdiction du Parti communiste, il fait partie d’un groupe de militants qui diffuse des tracts de l’organisation à Puteaux et Suresnes. Des policiers français l’arrêtent le 17 février 1941 pour «activité communiste». Il comparait le 21 octobre 1941 devant la Section spéciale de la Cour d’Appel de Paris et est condamné à trois en de prison et cent francs d’amende . Emprisonné dans différentes prisons : La Santé (75), Fresnes (94), Clairvaux (10) et Blois (41), il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Le 27 avril 1944 , il est déporté à Auschwitz qu’il atteint le 30. Il lui est tatoué sur le avant-bras gauche le matricule 185280. Le 12 mai le convoi se reforme, direction Buchenwald, qu’il rejoint le 14, il reçoit un nouveau matricule le 53079. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp puis intègre le Block 51 également au Petit camp. Transféré au Grand camp Block 44, il est affecté au Kommando intérieur de la Steinbruch (la carrière), le 7 juin au Kommando Entlader Gustloff-Werk II (déchargement pour l’usine), le 15 septembre au Kommando Baukommando II (construction) et le 16 septembre au Kommando Kommandatur Garage. Il est libéré le 11 avril 1945. Il était membre de la Brigade Française d’Action Libératrice.
Alphonse CHAUSSIVERT décède le 30 avril 1981 à Clichy-la-Garenne dans le département des Hauts-de-Seine.