Né le 11 juillet 1923 à Pont-l’Évêque dans le département du Calvados, il est ouvrier agricole et demeure à Caen. En 1943, il est requis pour le STO (Service du travail obligatoire). Le 30 juin 1943, il prend un train spécial en gare de Caen. Lors d’un arrêt en gare de Mézidon, une bagarre éclate entre le personnel civil et militaire présents en gare et les jeunes requis qui cherchent à s’approprier des caisses de camemberts empilées sur le quai. La Feldgendarmerie intervient et appelle le SD en renfort et arrêtent treize jeunes gens pris au hasard parmi ceux en partance pour l’Allemagne. Ils sont incarcérés à la prison de Caen. Le 29 juillet 1943, ils sont internés au camp de Royallieu à Compiègne (60). Joseph Alphonse reçoit le matricule 16 726. Déporté le 2 septembre à Buchenwald qu’il atteint le 4, il devient le matricule 20828. Il effectue sa période de quarantaine au Block 31 du Grand camp. Le 26 septembre, il est transféré au Kommando de Dora. Considéré par les SS comme «inapte au travail», il est incorporé le 6 février 1944, dans un convoi de 1000 malades ayant pour destination le camp de Majdanek près de la ville de Lublin en Pologne qu’il atteint le 8 (matricule non connu).Le camp de Majdanek est évacué le 17 juillet 1944. Il arrive au camp d’Auschwitz-Birkenau où le matricule 180737 est tatoué sur son avant-bras gauche.
Joseph ALPHONSE y décède le 28 juillet 1944.