André Favew (1923-2021) KLB 111 269

Né le 20 décembre 1923 à Socs dans le département du Nord, il est domicilié à Bergues, où il travaille dans une laiterie. En janvier 1943, il rejoint le mouvement de résistance OCM (Organisation Civile et Militaire). Le 16 octobre, il est arrêté à son domicile par des agents de la Sipo-SD. Il est conduit à la gendarmerie, puis à la prison de Loos-Lès-Lille. Au terme de l’enquête, il doit être jugé par le tribunal militaire allemand. Le 22 décembre, ce dernier se dessaisit au titre du décret Nacht und Nebel. Le 22 janvier 1944, il doit être présenté devant un tribunal spécial en Allemagne. Il est incarcéré à la prison Saint-Gilles à Bruxelles. Puis le 2 février, transféré à la prison d’Essen en Allemagne, et ensuite à celle d’Esterwegen. Le 15 mars, il est envoyé à la forteresse de Gross-Strehlitz en Silésie. Le 4 septembre, il comparait devant le tribunal spécial d’Oppeln, où est requis la peine capitale. La promulgation du verdict est repoussée pour complément d’information. La procédure Nacht und Nebel étant abrogée fin septembre, il échappe à la sentence et est remis à la Gestapo comme l’ensemble des déportés NN. Transféré, le 30 octobre au KL de Gross-Rosen, il devient le matricule 82040. Début février 1945, le camp est évacué, André Faveuw rejoint, en wagons découverts, le 11 février, le camp de Dora, où il reçoit le matricule 111269. Très affaibli, il est envoyé le 10 mars à la Boelcke Kaserne à Nordhausen, où sont rassemblés les détenus que les SS jugent « inaptes au travail ». Il réchappe aux terribles bombardements du 3 et 4 avril. Il est libéré par les troupes américaines le 11 avril 1945. Il regagne la France le 5 mai.
Il était Officier de la Légion d’honneur.

Article paru dans Le Serment N°381