Né le 17 février 1920 à Colmar dans le département du Haut-Rhin, il est ébéniste. Pour échapper à l’enrôlement de force dans la Wehrmacht, il quitte sa région natale le 13 août 1941. Il s’engage dans l’Armée d’armistice au sein du 10°RC (Régiment de chasseurs) et est démobilisé en novembre 1942 lors de l’invasion de la zone dite libre. Il rejoint la Résistance au sein du réseau Alliance en qualité d’agent de liaison. Le 28 mai 1943 il est arrêté par la Gestapo à Creuzier-le-Vieux (03). Incarcéré à la prison militaire allemande de la Mal-Coiffée à Moulins (03), puis interné au camp de Royallieu à Compiègne (60), il est déporté, sous l’identité d’André Raymond, le 2 septembre à Buchenwald qu’il atteint le 4 où il reçoit le matricule 20378. Il effectue sa période de quarantaine au Block 62 du Petit camp. Le 29 septembre, il est transféré au Kommando de Dora. Considéré par les SS comme «inapte au travail» il est incorporé, le 15 janvier 1944, dans un convoi de 1000 malades ayant pour destination le camp de Majdanek près de la ville de Lublin en Pologne. Il est ensuite transféré à Auschwitz où il lui est tatoué sur le bras gauche le matricule 183261.
Louis ANDRÈS y décède le 17 mai 1944.