Né le 26 novembre 1923 à Yzeure dans le département de l’Allier, il est fraiseur-tourneur à la SAGEM (Société d’applications générales d’électricité et de mécanique) à Domérat (03). Le 29 février 1944, dans l’usine quatre détecteurs de son d’un radar destinés à l’armée allemande sont endommagés. Suite aux investigations menées par la Gestapo le 9 mars, il est arrêté le lendemain avec 12 autres ouvriers. Il est transféré le jour même à la caserne Richemont à Montluçon (03), puis incarcéré à la prison militaire allemande de La Mal-Coiffée à Moulins (03). Le 16 avril il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) Déporté le 12 mai à Buchenwald qu’il atteint le 14 où il reçoit le matricule 51041. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 8 juin, il est transféré au Kommando de Schönebeck chargé de la fabrication de pièces d’avions pour la firme Junkers, puis une partie du Kommando est envoyée au Kommando de Rottelberode chargé d’aménager des galeries existantes dans une mine de gypse pour l’installation de machines pour la fabrication de pièces d’avions Junkers. Le Kommando est évacué le 6 avril 1945 sur le camp de Sachsenhausen. Malade à l’arrivé, le 16, il est admis au Revier du camp
André AURAT y décède le 21 avril 1945.