Né le 5 novembre 1907 à Rosselange dans le département de la Moselle, il est instituteur. Mobilisé le 25 septembre 1939 au 5° RI (Régiment d’infanterie), il est affecté en qualité d’élève officier à l’État-major de l’Armée de l’air. Il est démobilisé le 13 septembre 1940. En 1942 il rejoint la Résistance au sein des OCM (organisation civile et militaire). Il est arrêté le 6 juillet 1944 à Montluçon (03) et incarcéré à la prison militaire allemande de Moulins (03). Il fait partie des 66 derniers prisonniers extraits de la Mal-Coiffée le 25 août 1944 et transférés à Belfort où ils sont internés à la Caserne Friedrich. Le 5 septembre, il est déporté à Buchenwald qu’il atteint le 10 où il reçoit le matricule 85200. Il effectue sa période de quarantaine au Block 63 du Petit camp, puis intègre le Block 14 du Grand camp. Le 25 septembre il est transféré au Kommando de Langenstein et intègre le Block 10. Ce Kommando est chargé du forage de tunnels pour l’installation d’une usine souterraine pour la firme Junkers. Le Kommando est évacué le 9 avril 1945. Malade, il est admis au Revier, à cette date il évite ainsi l’évacuation. Il est libéré sur place le 13 avril par les troupes américaines.
Jean BAILLOT est décédé le 24 mai 1996 à Metz dans le département de la Moselle. Il est Chevalier de la Légion d’honneur titulaire de la Croix de guerre 39-45 avec palme.