Né le 17 février 1920 à Anvers en Belgique, il est secrétaire domicilié à Orléans (45). Requis pour le STO (Service du travail obligatoire), il refuse de partir travailler en Allemagne et décide de rejoindre les FFL (Forces françaises libres) en passant par la frontière espagnole. Il est arrête le 13 mars 1943 à Dax (40), incarcéré à la prison d’Hendaye (64), puis transféré au Fort du Hâ à Bordeaux (33) et ensuite interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 2 septembre à Buchenwald qu’il atteint le 4, il reçoit le matricule 20523. Il effectue sa période de quarantaine au Block 57 au Petit camp. Il est affecté au Kommando intérieur DAW Elektriker (Deutsche Ausrüstungswerke électriciens), le 30 juin 1944 au Kommando intérieur Entlader Gustloff-Werk II (entretien et construction pour l’usine), le 6 septembre au Kommando intérieur Baukommando I (construction et entretien pour l’usine). Le 12 septembre, il est transféré au Kommando d’Halberstadt chargé de la fabrication des Junkers 88 et Junkers 62. Le 22 février, il est envoyé au Kommando de Langenstein chargé du forage de tunnels pour l’installation d’une usine souterraine pour la firme Junkers. Le 9 avril 1945 au soir, devant l’avance des troupes américaines qui atteignaient l’Elbe, 3.000 survivants du camp, en six colonnes de 500, encadrées de posten et de S.S. sont jetées sur la route. La plupart marchent pendant 12 jours et, après 300 km, se retrouvent près de Wittenberg, sur l’Elbe.
Michel BARBERON est décédé le 10 novembre 2008 à Saint-Jean-de-la-Ruelle dans le département du Loiret.