BARBU Marcel KLB 81203

Né le 17 octobre 1907 à Nanterre dans le département des Hauts-de-Seine, il est industriel créateur en 1930 d’une entreprise de boîtiers de montres à Besançon (25). Expulsé de Besançon en septembre 1940 et replié à Valence, il transforme progressivement son entreprise en communauté de travail. Les 130 ouvriers de la Communauté Barbu élisent leur chef et un conseil général, la rémunération de chacun est calculée sur le produit global du travail et variable selon l’activité professionnelle et sociale Adhérent aux Compagnons de France, il participe à l’automne 1942 à des stages de l’École des cadres d’Uriage (38). Il refuse de fournir du personnel de son entreprise pour la « relève », et est interné par décret du préfet de la Drôme du 1er novembre 1942 à Fort-Barreaux (38), puis à Saint-Sulpice-la-Pointe (81). Libéré en janvier 1943, il passe dans la clandestinité en février et s’installe au pied du Vercors, sur la montagne de Combovin, à la ferme de Mourras. Il est de nouveau arrêté le 14 avril 1944, à Paris par la Gestapo. Incarcéré à la prison de Fresnes (94), puis interné au camp de Royallieu à Compiègne (60), il est déporté le 17 août 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 21 où il reçoit le matricule 81203. Il effectue sa période de quarantaine au Block 58 du Petit camp. Il est affecté le 8 septembre au Kommando intérieur Baukommando II (construction), le 12 septembre au Kommando Entwasserung (drainage), le 15 septembre retour au Baukommando II. Le 21 septembre il est transféré au Kommando de Mühlhausen chargé de la fabrication de fuselages et de pièces de gouvernes d’avions pour la firme Junkers. Le Kommando est évacué le 2 avril 1945 à Buchenwald. Il est libéré le 11 avril 1945.

Marcel BARBU est décédé le 7 novembre 1984 dans le VII° arrondissement de Paris.