Né le 29 mars 1914 au Havre dans le département de la Seine-Maritime, il est technicien à la ville du Havre. Mobilisé en septembre 1939, il est affecté au 404e RA (Régiment d’artillerie). Blessé lors de la campagne de France, il est fait prisonnier le 31 mai 1940 à Lambersart (59). Interné au Stalag XVII A à Kaisersteinbruch en Autriche. Le 29 mars 1941 il s’évade et rejoint la France où il est démobilisé le 24 mai 1941. Il rejoint la Résistance au sein d’un réseau local du Havre L’heure H, puis le 1er mai 1943 le réseau Buckmaster. Il est arrêté le 23 mars 1944 par la Gestapo, incarcéré à la prison de Compiègne (60). Le 29 mars il est jugé devant le tribunal allemand à Beauvais qu’il le condamne à la peine capitale. Sa peine de mort est commuée en travaux forcés à perpétuité. Le 20 avril il est interné au camp de Royallieu à Compiègne matricule 31610. Déporté le 27 avril à Auschwitz qu’il atteint le 30. Le matricule 185011 est tatoué sur son avant-bras gauche. Le 12 mai, le convoi est reformé à destination de Buchenwald qu’il rejoint le 14. Il reçoit le matricule 52970. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 51. Le 25 mai, il est transféré au camp de Flossenbürg où il perçoit un nouveau matricule le 9354. Il est affecté le 2 juin au Kommando de Flöha chargé de la fabrication de pièces d’avions Messerschmitt 109. Le Kommando est évacué à pied le 14 avril 1945 en direction de Terezin. Il est libéré à Terezin le 8 mai par l’Armée rouge.
Jean BARRIAUX est décédé le 7 septembre 1990 à Montivilliers dans le département de la Seine-Maritime.