Né le 28 janvier 1925 à Tréminis dans le département de l’Isère. Après des études secondaires, il s’inscrit à l’école des Arts et Métiers d’Aix-en-Provence afin d’y préparer un diplôme d’ingénieur. Mais l’entrée des troupes allemandes, en novembre 1942, la mise en œuvre du STO (Service du travail obligatoire) et autres dispositions contraignantes pour la jeunesse vont modifier ses projets. Ainsi comme son père et son frère, René va répondre favorablement à l’initiative du Commandant Jean-Claude Rozan, d’implanter un camp destiné à accueillir des réfractaires et des déserteurs de l’armée allemande. Avec une trentaine d’autres volontaires, il aide à l’installation de ce camp qui reçoit le 11 août 1943 l’aval officiel des responsables de la Résistance du Vercors. Malheureusement, à la suite d’une dénonciation, le camp est attaqué par les forces allemandes le 19 octobre. René Barthalais est arrêté, incarcéré à la prison de Grenoble, puis le 22 décembre interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 22215. Déporté le 22 janvier 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 24, il reçoit le matricule 42965. Il effectue sa période de quarantaine au Block 56 du Petit camp, puis intègre le Block 14 du Grand camp. Le 8 mars, il est affecté au Kommando intérieur de la Gustloff-Werk II (usine d’armement). Le 22 octobre, il est transféré au Kommando de la Gustloff-Werk I à Weimar chargé de l’usinage de culasses de canon et de la fabrication d’armes. Le Kommando est évacué début avril à Buchenwald. Il est libéré le 11 avril 1945.
René BARTHALAIS est décédé le 31 mai 1996 à La Tronche dans le département de l’Isère.