BAVAY Louis KLB 69902

Né le 30 octobre à Bornel dans le département de l’Oise. Mobilisé le 1er août 1914 au 106e RI (Régiment d’infanterie). Le 22 août, il est blessé à Cons-la-Grandville (54). En novembre, il est envoyé sur le front de la Marne, puis en novembre 1916, il est affecté spécial aux usines SEV (Société pour équipement électrique des véhicules) à Issy-les-Moulineaux (92). Il est démobilisé le 25 juillet 1919. En mars 1935 il s’installe à Montluçon (03) où il s’occupe d’un magasin d’articles de pêche. En 1936 il adhère au Parti communiste. Lors de la Seconde guerre, il est volontaire pour la Défense Passive. Considéré comme un des éléments de la direction du Parti communiste à Montluçon, il est interné le 8 octobre 1940 au Centre de séjour surveillé au Château de Mons à Arlanc (63). En vertu de la loi du 3 septembre 1940, il est considéré comme faisant partie « des individus dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique« . Le 31 décembre, il est transféré au camp de séjour surveillé de Nexon (87). Le 25 février 1941 suite à un mandat d’arrêt il est transféré à la prison de Montluçon (03), puis en avril à la maison d’arrêt de Clermont-Ferrand (63). Il est libéré le 28 mai 1941 à la suite d’un non-lieu et remis en liberté. Il est de nouveau arrêté le 8 janvier 1943 et interné le 9 janvier au Centre de séjour surveillé de Saint-Paul-d’Eyjeaux (87). Il s’en évade, mais est repris. Il est condamné le 19 juillet 1943 à un mois de prison pour évasion d’un camp d’internement par le Tribunal de Première instance de Limoges (87). Il est incarcéré à la centrale d’Eysses (47) où il arrive le 25 juillet 1943. Après avoir purgé sa peine il retourne au camp de Saint-Paul-d’Eyjeaux (87). Le 16 août, il est interné au camp de Noé (31) puis transféré au camp de Saint-Sulpice-la-Pointe (81). Le 28 juillet 1944, le directeur du camp reçoit l’ordre de préparer l’évacuation du camp et de remettre les internés aux Allemands. Déporté, le 30 juillet, depuis Toulouse à Buchenwald qu’il atteint le 6 août et reçoit le matricule 69902. Il effectue sa période de quarantaine au Block 52 du Petit camp, puis intègre le Block 60 également au Petit camp.

Louis BAVAY y décède le 24 décembre 1944.