Né le 12 mars 1912 à Koekelberg en Belgique, il est chauffeur livreur dans l’entreprise de son frère. En 1940, il est réformé par l’armée pour cause de santé fragile, décision qu’il récuse en s’engageant. Sous l’Occupation, il rejoint le Parti communiste au sein du groupement Paix et Liberté. Il est responsable de groupe, chargé de répartir le matériel de propagande aux membres de son équipe, pour qu’ils en assurent la diffusion. Probablement dénoncé, il est arrêté le 12 janvier 1943 par la police française pour propagande communiste clandestine, emprisonné à la prison de La Santé à Paris, il est jugé par la Cour d’Appel de Paris et condamné le 26 juin à trois ans de prison et 1200 F d’amende, pour activités communistes. Incarcéré successivement à la Centrale de Poissy (78), puis à celle de Melun (77) et à Châlons-sur-Marne (51), il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 12 mai 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 14 où il reçoit le matricule 51011. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis au Block 62 également au Petit camp. Le 10 juin, il intègre le Block 48 du Grand camp. Il est affecté, le 8 juin au Kommando intérieur de la Mibau, le 6 septembre au Kommando Strassenbau (construction et entretien des routes), suite à ce changement de Kommando, il intègre le Block 38 du Grand camp. Le 16 février 1945, il est affecté au Kommando du Holzhof (collecte du bois de chauffage), il est à ce jour logé au Block 39 toujours au Grand camp. Le 17 février, il est affecté au Kommando Strumpfstopfer (raccommodage des chaussettes). Il est libéré le 11 avril 1945. Il était membre de la Brigade Française d’Action Libératrice. Il regagne la France le 2 mai.
Jacques BELLANGER est décédé le 11 septembre 1993 à Mortagne-au-Perche dans le département de l’Orne.