Né le 24 août 1922 à Déville-lès-Rouen dans le département de la Seine-Maritime, il est radio-électricien et demeure à Sotteville-lès-Rouen (76). En août 1942, il rejoint la Résistance au sein des FTPF (Francs-tireurs partisans français). Il participe dès lors au sabotage des voies ferrées et à l’attaque à la grenade d’un tramway rempli d’Allemands, dans la côte Sainte-Catherine de Rouen (76). En mai 1943, il entre en liaison avec des membres du réseau Alliance. Réfractaire au STO (Service du travail obligatoire), il quitte son emploi et sous le pseudonyme de Lucien, il devient employé de commerce à Rouen. En décembre 1943, il se porte volontaire pour les Forces Françaises Libres, dans l’armée de l’Air. Mais le 7 décembre 1943, quelques jours avant le départ prévu, il est arrêté par la Sipo-SD sur dénonciation d’un agent double. Incarcéré à la prison Bonne-Nouvelle à Rouen, il est le 12 avril interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 31615. Déporté le 27 avril à Auschwitz qu’il atteint le 30. Le matricule 185062 est tatoué sur son avant-bras gauche. Le 12 mai, le convoi est reformé à destination de Buchenwald qu’il rejoint le 14. Il reçoit le matricule 52806. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 51. Le 25 mai, il est transféré au camp de Flossenbürg où il perçoit un nouveau matricule le 9370. Le camp de Flossenbürg est évacué les 19 et 20 avril 1945. 14 à 15000 détenus sont partis à pied vers le Sud. Près de la moitié sont décimée durant cette marche. Il est libéré le 23 avril 1945 par les troupes Américaines dans la région de Cham.
Jean BÉNARD est décédé le 3 décembre 2014 à Poitiers dans le département de la Vienne.