Né le 27 octobre 1924 à Montluçon dans le département de l’Allier, Il exerce le métier de fraiseur à la SAGEM (Société d’applications générales d’électricité et de mécanique) à Domérat (03). Le 6 janvier 1943, il participe en gare de Montluçon (03) à une manifestation contre le départ d’un convoi de travailleurs requis. Il rejoint la Résistance au sein des FTPF (Francs-tireurs partisans français), il fournit des renseignements d’ordre industriel, distribue des tracts contre l’occupant, et apporte son aide à des actions de sabotage au sein de son usine. Suite au sabotage de quatre détecteurs d’un radar destiné à l’armée allemande, la Gestapo même une enquête. Le 10 mars il est arrêté avec 12 autres ouvriers. Il est transféré le jour même à la caserne Richemont à Montluçon ( 03), puis incarcéré à la prison militaire allemande de La Mal-Coiffée à Moulins. Le 16 avril, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 12 mai à Buchenwald qu’il atteint le 14 où il reçoit le matricule 51640. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 8 juin, il est transféré au Kommando de Schönebeck chargé de la fabrication de pièces d’avions pour la firme Junkers. Le 25 septembre il est envoyé au Kommando de Rottleberode chargé d’aménager dans une grotte une unité de production de trains d’atterrissage d’avions junkers pour le compte de Junkers Flugzeug und Motorenwerke. Il est renvoyé à Dora. Le complexe de Mittelbau-Dora est évacué les 4 et 5 avril 1945. Il est incorporé, le 4 avril, dans un colonne d’évacuation en direction du camp de Ravensbrück qu’il atteint le 14 où il perçoit le matricule 13531. Le camp de Ravensbrück est à son tour évacué le 26 avril. Il est libéré par l’Armée rouge le 5 mai,
Roger BERGERAT est décédé le 15 octobre 1967 à Désertines dans le département de l’Allier.