Né le 6 janvier 1923 à Puiseaux dans le département du Loiret, il est mécanicien dans le garage de son père installé dans sa commune de naissance. Dès octobre 1942, il est requis pour l’organisation Todt et envoyé travailler en Gironde, d’où il s’enfuit. Il est d’abord hébergé en région parisienne, puis à partir de fin février 1944, il retourne au domicile familial. Le 10 août 1944 a lieu la Rafle de Puiseaux commanditée par la Gestapo de Paris et opérée par des miliciens. Les personnes arrêtées sont regroupées par les Allemands dans le garage Berthier et c’est là, réfractaire au STO, qu’il est découvert et arrêté, ainsi que son père. Il est incarcéré à la prison de Fontainebleau (77) puis le 11 août transféré à celle de Fresnes (94). Déporté le 15 août 1944 depuis le quai aux bestiaux de la gare de Pantin (93) à Buchenwald qu’il atteint le 20, il reçoit le matricule 77453. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 14 septembre, il est transféré au Kommando de Bochum chargé pour la firme Bochumer Verien de travaux d’extraction dans une mine de fer et d’alimenter des fonderies. Le Kommando est évacué sur Buchenwald le 21 mars 1945 où il intègre le Block 57 au Petit camp. Le camp de Buchenwald est partiellement évacué du 6 au 10 avril. Il est incorporé dans l’une de ces colonnes d’évacuation en direction du camp de Dachau qu’il atteint le 27 avril. Il est libéré le 29 avril par les troupes américaines. Pendant une dizaine de jours, il reçoit les premiers soins, puis il est envoyé en convalescence dans l’hôpital situé sur l’île de Reichenau, sur le Lac de Constance. Il est rapatrié en France le 14 juillet 1945,
Georges BERTHIER est décédé le 26 août 2010 à Cléry-Saint-André dans le département du Loiret.