Né le 21 février 1911 à Pithiviers dans le département du Loiret, il est chef de culture à la ferme de Godonvilliers sur la commune d’Estouy (45). En avril 1944, il est contacté par un représentant du réseau Buckmaster qui recherche des terrains de parachutages, il en propose un situé près de la ferme, à côté d’un bois. Le 28 mai un premier largage d’armes a eu lieu. Un second parachutage a lieu le 22 juin avec l’arrivée de six SAS britanniques. Les armes livrées grossièrement cachées sont découvertes par les Allemands. Le 7 juillet 1944 en représailles a lieu la Rafle des Essarts organisée par les autorités occupantes. Tout le personnel et les patrons des quatre fermes environnantes sont arrêtés : Godonvilliers, le Buisson, les Petits-Essarts et les Grands-Essarts. Cela conduit à l’arrestation d’une cinquantaine d’hommes dont Jean Berthier. Il est arrêté, interrogé au château des Essarts, puis incarcéré la prison d’Orléans (45). Le 21 juillet, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 17 août à Buchenwald qu’il atteint le 21, il reçoit le matricule 78574. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes au Petit camp, puis intègre le Block 10 au Grand camp. Le 6 septembre, il est affecté au Kommando intérieur de la Steinbruch (la carrière). Le 13 septembre il est transféré au Kommando de Neu-Stassfurt chargé de transformer une mine de sel, située à 460 mètres sous terre, pour y installer une usine de fabrication d’armes.
Jean BERTHIER y décède le 21 mars 1945.