Né le 11 septembre 1924 à Saint-Didier-des-Bois dans le département de l’Eure, il est mécanicien. En 1941 il rejoint la Résistance en qualité d’agent de liaison, puis intègre le groupe William, au maquis du Bec Thomas où il participe au vol d’armes allemandes et au sauvetage de parachutistes alliés. Le 24 avril 1944, il rejoint les FTPF (Francs-tireurs partisans français) du département, compagnie d’Elbeuf, 2e section. Il est arrêté le 9 juillet à Caudebec-lès-Elbeuf (76) au cours d’une action de résistance. Incarcéré à la prison Bonne-Nouvelle de Rouen (76), il est interné le 9 août, au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 47796. Déporté le 17 août à Buchenwald qu’il atteint le 21, il reçoit le matricule 78539. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 10 au Grand camp. Le 9 septembre il est affecté au Kommando intérieur Baukommando I (travaux et entretien de l‘usine). Le 21 septembre il est transféré au Kommando de Rottelberode chargé d’aménager dans une grotte une unité de production de trains d’atterrissage d’avions Junkers pour le compte de Junkers Flugzeug und Motorenwerke. Le 4 avril 1945 le Kommando est évacué.
Roland BEZIN est déclaré disparu le 10 avril 1945 lors de cet évacuation dans les environs de Stolberg.