Né le 18 novembre 1923 dans le V° arrondissement de Paris, il est étudiant. Il passe le baccalauréat lors de l’Armistice de 1940, puis essaye de rejoindre les Force françaises libres. Il prépare le concours de l’École Polytechnique et celui de l’École normale supérieure mais les événements de la guerre ne lui permettent pas de les passer. Il rejoint la Résistance en 1941 à Marseille et adhère en 1943 au Parti communiste. Devenu responsable d’un réseau de résistants, il est arrêté le 25 septembre lors d’une opération de vérification de faux-papiers à la gare d’Ambert (63). Interrogé à Vichy (03), il est incarcéré à la prison de Clermont-Ferrand (63) et à celle de Moulins puis interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 14 décembre 1943 à Buchenwald qu’il atteint le 16 où il reçoit le matricule 38597. Il effectue sa période de quarantaine au Petit camp, puis intègre le Block 14 du Grand camp. Il est affecté le 1er mars 1944 au Kommando intérieur de la Gustloff-Werk II. Le camp de Buchenwald est partiellement évacué entre le 6 et le 10 avril 1945. Il est incorporé, le 8, dans une colonne d’évacuation en direction du camp de Flossenbürg. Embarqué à 100 sur des wagons-tombereaux, le convoi est débarqué en gare de Tachov. La colonne continue à pied vers Flossenbürg où elle arrive le 14 avril 1945. Les déportés, totalement épuisés, sont installés d’une manière précaire dans un bâtiment de l’usine Messerschmitt sans être immatriculés. Ils sont intégrés dans les colonnes d’évacuation du camp de Flossenbürg, le 19 avril 1945. De 14 à 15000 détenus, en 5 colonnes, sont partis à pied vers le Sud. Près de la moitié a été décimée durant cette marche. Il est libéré le 23 avril 1945 par les Américains dans la région de Cham.
Henri BLANC est décédé le 4 septembre 2010 à Le Grand-Lucé dans le département de la Sarthe.