Né le 1er août 1905 à Fort-de-France dans le département de la Martinique, il est militaire. Il s’engage le 28 novembre 1923 et sert successivement au 8e RCC (Régiment de chasseurs à cheval) au 310e RAC (Régiment d’artillerie coloniale) au RACM (Régiment d’artillerie coloniale du Maroc) et au 10e RAC. En 1937, il est détaché à la direction du contrôle du Ministère de la Guerre à Paris. Mobilisé en septembre 1939, il est fait prisonnier en juin 1940 mais libéré le 7 juillet 1940 au titre de volontaire au Levant. Il reprend son travail au secrétariat d’État à la Guerre le 20 décembre 1941 comme agent administratif colonial au Ministère de la Guerre à Vichy (03) et rejoint la Résistance au sein du réseau « Super NAP » (Noyautage des Administrations Publiques). Il est arrêté le 24 janvier 1944 sur son lieu de travail pour violation du secret professionnel. Incarcéré à la prison de Cusset (03), puis interné, le 8 mars 1944, au camp de séjour surveillé de Saint-Sulpice-la-Pointe (81). Malgré un non-lieu rendu sur ordonnance du Parquet de Cusset le 7 avril 1944 il y reste astreint à résidence. Le 28 juillet 1944, le directeur du camp reçoit l’ordre de préparer l’évacuation du camp et de remettre les internés aux Allemands. Déporté, le 30 juillet, depuis Toulouse à Buchenwald qu’il atteint le 6 août et reçoit le matricule 69696. Il effectue sa période de quarantaine au Block 52 du Petit camp. Le 14 septembre, il est transféré au Kommando de Plömnitz-Leau chargé d’aménager dans une mine une usine de fabrication de pièces d’avions Junkers. Le Kommando est évacué les 11 et 12 avril 1945.
Antoine BŒUF décède à Elsdorf (Rhénanie-du-Nord-Westphakie) le 13 avril lors de l’évacuation.