
Né le 12 août 1892 à La Mothe-Saint-Héray dans le département des Deux-Sèvres. Après des études supérieures, il obtient en juillet 1913 le diplôme supérieur de l’école HEC (Hautes études commerciales). Lorsque la Première Guerre éclate, il renonce à son sursis et est mobilisé le 18 juillet 1914 au 42e RI (Régiment d’infanterie). Passé caporal, il rejoint le 6 février 1915 le 35e Bataillon de Marche, puis le 130e RI le 26 mars 1915, il obtient le 14 juin le grade de sergent, le 1er mai 1916 celui d’aspirant, le 31 mars 1917 le grade de sous-lieutenant et celui de lieutenant le 3 mai 1918. Il termine la guerre Chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la Médaille militaire et de la Croix de guerre 14-18. En 1923, il crée avec six associés la Compagnie générale d’exportation de d’importation à Paris. Mobilisé en septembre 1939, il rejoint avec le grade de capitaine le 604e RP (Régiment de pionniers). Lors de la campagne de France, après une incursion en Belgique dans la région de Loos, il est fait prisonnier avec son régiment le 31 mai 1940. Interné à l’Oflag II/D, puis B2,B3,S3., il est libéré en août 1941 au titre d’ancien combattant de 14-18. Fin 1941, il rejoint la Résistance au sein du réseau Défense de la France. En 1942, il est élu maire adjoint dans la commune de Clichy-la-Garenne (92). Il entre à l’Office centrale de la répartition des produits industriels comme chef-adjoint du service du personnel de la section Bois. Il profite de ses fonctions pour collecter des renseignements qui sont ensuite remis à la résistance. Il est arrêté le 17 février 1944 à son bureau par la Sipo-SD, incarcéré à la prison de Fresnes (94), puis ensuite interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 34117. Déporté le 12 mai à Buchenwald qu’il atteint le 14, il reçoit le matricule 49928. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 6 juin il est transféré au Kommando de Wieda, siège de la SS-Baubrigade III, chargé de la réalisation de la ligne de chemin de fer reliant Kassel à Nordhausen affecté le 5 juillet au Kommando d’Osterhagen un chantier de la SS-Baubrigade III. Le 30 juillet il est envoyé au Kommando de Dora. Malade, il est admis au Revier du camp du 28 février 1945 jusqu’au 17 mars. Le 18 mars, il est envoyé au mouroir de la Boelcke-Kaserne à Nordhausen.
Georges BOISSEAU y décède le 29 mars 1945.