
Né le 24 août 1924 à Génolhac dans le département du Gard, il est lycéen au lycée Alphonse Daudet à Nîmes où il demeure avec ses parents. Le 20 avril 1942, il s’engage au 2e RH (Régiment de hussards) à Tarbes (65) jusqu’à sa dissolution le 25 novembre 1942 après l’invasion par l’armée allemande de la zone « dite libre ». Placé en congés d’armistice le 1er mars 1943, il regagne le domicile familiale à Nîmes. Il rejoint la Résistance au sein d’un réseau de l’Intelligence Service, il s’occupe de la distribution de tracts et bricole de petits explosifs avec des boites de cirage remplies de plastic, munies d’un percuteur, placées sous les roues de véhicules allemands. Il est arrêté le 21 septembre 1943, par un milicien, interrogé dans les locaux de la Gestapo à Nîmes, puis incarcéré au quartier Vallongue également dans cette ville et transféré le 26 septembre à la prison Saint Pierre à Marseille (13). Le 11 octobre, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 19439. Déporté le 28 octobre à Buchenwald qu’il atteint le 30, il reçoit le matricule 30820. Il effectue sa période de quarantaine au Petit camp, puis intègre le Block 31 au Grand camp. Il est affecté le 10 mars au Kommando intérieur Invalidenblocks (petits travaux dans le camps), le 27 juin au Kommando intérieur Baukommando III (entretien et construction à l’extérieur du camp), le 1er juillet au Kommando intérieur Baukommando I (entretien et construction pour l’usine), le 6 juillet au Kommando intérieur Entwasserung (drainage), le 28 août au Kommando intérieur Schachkommando (Kommando affecté aux puits), le 5 septembre retour au Kommando intérieur Entwasserung, le 21 octobre au Kommando intérieur Mutterbodenabtrag (déblayage de terre). Le 9 janvier 1945, il est transféré au Kommando d’Ohrdruf chargé de travaux de terrassement du creusement de vingt-trois galeries et de la construction d’une voie ferrée pour la future installation souterraine de l’État-major-général de la Wehrmacht. Le Kommando est évacué début avril à Buchenwald. Il est libéré le 11 avril 1945.
Jean BORÉ est décédé le 10 mars 2002 à Alès dans le département du Gard.