Né le 1er juin 1904 à Reims dans le département de la Marne. Le 10 novembre 1924, il est affecté au 62e RA (Régiment d’artillerie). Le 15 novembre 1927 il reprend du service au 28e RA et est nommé adjudant le 1er novembre 1939. Mis en congé d’Armistice le 15 novembre 1940, il est affecté à compter du 5 janvier 1941 au ERGM (Entrepôt de Réserve Générale de Munitions) de La Ferté-Hauterive (03) qui se trouve sur la commune voisine de Saint-Loup. En août 1942, il rejoint la Résistance au sein du mouvement Combat. De par sa fonction, de chef de dépôt, il alimente en munitions le Maquis de Saint-Pourçain-sur-Sioule (03) et le Groupe Didier qui dépend de l’ORA (Organisation de Résistance de l’Armée). Il est arrêté le 23 novembre 1943 par la Gestapo de Vichy à Saint-Loup. Interrogé au siège de la Gestapo à Vichy pendant trois jours, puis incarcéré à la prison militaire allemande de La Mal-Coiffée à Moulins (03), il est ensuite transféré à la prison de Dijon (21). Interné au camp de Royallieu à Compiègne (60), il est déporté le 22 janvier 1944 à Buchenwald où il reçoit le matricule 42568. Il effectue sa période de quarantaine au Block 58 du Petit camp. Le 16 février, il est transféré au Kommando de Dora.
Bienaimé BRETEL y décède le 26 mars 1944.