Né le 24 avril 1925 à Oyonnax dans le département de l’Ain, il est assistant dentaire. Le 14 décembre 1943, il est arrêté lors d’une rafle de représailles à Nantua. La ville cernée est envahie par les troupes allemandes. A l’issue de cette opération près de 150 hommes dont Maurice Brisset sont conduits à la gare et chargés dans des wagons à bestiaux jusqu’à Bourg-en-Bresse où ils sont dirigés vers l’hôtel du commerce siège de la Gestapo. Dans la nuit ils sont ramenés au train et dirigés vers le camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 22 janvier 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 24 Maurice Brisset reçoit le matricule 42809. Il effectue sa période de quarantaine au Block 56 du Petit camp. Il est affecté au Kommando intérieur Bahnhof Schöndorf-Quade (travaux en gare de Schöndorf-Quade). Le 22 mai il est transféré au Kommando de Langenstein chargé du forage de tunnels pour l’installation d’une usine souterraine pour la firme Junkers. Il intègre successivement les Blocks 4,12 A,2, puis malade il est admis au Revier, puis réintègre les Blocks 10 et 3. Le Kommando est évacué à pied le 9 avril 1945. La Marche de la mort dure douze jours, 300 km sont parcourus. La libération intervient dans la ville de Wittenberg sur l’Elbe à la rencontre des troupes américaines.
Maurice BRISSET est décédé le 13 mai 1983 à Matafelon dans le département de l’Ain.