Né le 23 avril 1921 à Nantes dans le département de la Loire-Atlantique, il veut devenir officier, il part au lycée Sainte-Geneviève à Versailles (78) pour préparer le concours d’entrée à Saint-Cyr. Il y est admis en 1943, dans la promotion « Veille au Drapeau ». l’École d’officiers de Saint-Cyr s’est repliée à Cherchell, en Algérie depuis l’occupation il ne peut y accéder. Requis pour le STO (Service du travail obligatoire), il refuse d’aller travail en Allemagne et décide avec quelques camarades de franchir la frontière espagnole pour rejoindre les FFL (Forces françaises libres) en Afrique-du-Nord. Il est arrêté le 13 juillet 1943 près du col du Perthus (66) à quelques kilomètres de la frontière avec l’Espagne. Incarcéré à la citadelle de Perpignan (66), il est ensuite interné le 24 juillet au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 2 septembre à Buchenwald qu’il atteint le 4 où il reçoit le matricule 20185. Il effectue sa période de quarantaine au Block 62 du Petit camp. Le 30 septembre il est transféré au Kommando de Laura chargé d’installer dans des galeries d’une carrière d’ardoise, une usine souterraine de production d’oxygène liquide pour les fusée V2 et de procéder à des essais de propulsion. Le 28 mai 1944 il est transféré au Kommando de Dora, depuis en août au Kommando d’Ellrich-Juliushütte chargé des travaux pour la Mittelwerk. Le 3 mars 1945 jugé « inapte» par les SS, il est incorporé dans un convoi de 1601 malades envoyé à la Boelcke-Kaserne à Nordhausen. Le 6 mars il est dans le convoi de 2252 malades qui quitte Nordhausen à destination de Bergen-Belsen.
François BUREAU est déclaré disparu comme la quasi-totalité des hommes de ce convoi.