Né le 31 décembre 1892 au Creusot dans le département de la Saône-et-Loire, il est ajusteur-fraiseur et demeure à Harfleur (76). Président des anciens combattants d’Harfleur, il réagit dès 1940 contre l’occupant en créant un petit groupe de soutien aux familles des camarades arrêtés et aux réfugiés espagnols. En 1942, il rejoint la Résistance au sein du mouvement l’Heure H en qualité de chef de groupe. En 1943, il intègre le réseau Salesman Buckmaster et le réseau Béarn sous le pseudonyme de Maxime où il fait du renseignement et transmet des informations militaires sur les positions allemandes. Il est arrêté le 14 mars 1944, incarcéré à la prison du Havre (76), puis le 16 mars transféré à la prison Bonne-Nouvelle à Rouen (76). Le 12 avril, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 31632. Déporté le 27 avril à Auschwitz qu’il atteint le 30. Le matricule 185208 est tatoué sur son avant-bras gauche. Le 12 mai, le convoi est reformé à destination de Buchenwald qu’il rejoint le 14. Il reçoit le matricule 52966. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 45 au Grand camp. Il est affecté le 10 juin au Kommando intérieur de la Steinbruch (la carrière), le 20 juillet au Kommando Strassenbau (entretien et construction de routes), le 20 juillet au Kommando Holzhof (collecte du bois de chauffage). Le 12 septembre il est transféré au Kommando d’Halberstadt chargé de la fabrication des Junkers 88 et Junkers 62. Le 12 janvier 1945, il est envoyé au Kommando de Langenstein chargé du forage de tunnels pour l’installation d’une usine souterraine pour la firme Junkers. Il intègre les Blocks 9,4,3, puis il est admis au Revier. Le Kommando est évacué le 9 avril 1945. 3.000 survivants du camp, en six colonnes de 500, encadrées de posten et de S.S. sont jetées sur la route pendant 12 jours et, après 300 km. Il est libéré près de Wittenberg sur l’Elbe.