Né le 23 décembre 1896 dans le XII° arrondissement de Paris, il est tailleur. Lors de la Première guerre, il est mobilisé le 4 septembre 1917 au 36e RA (Régiment d’artillerie) et démobilisé le 20 septembre 1919. Mobilisé à nouveau en septembre 1939 il est affecté au 13e BOA (Bataillon d’ouvriers d’artillerie), il est rendu à la vie civile le 10 juillet 1940 à Varennes-sur-Allier (03). En 1942 il rejoint le FN (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France). Il sert de boîte à lettres et travaille comme agent de liaison avec les responsables locaux du Parti Communiste, puis des FTPF (Francs-tireurs partisans français). En septembre 1943 il est incorporé au Maquis de Voussac tout en continuant son activité sédentaire. Point de rendez-vous des responsables qu’il héberge tant au titre du FN que des F.T.P.F., il a par ailleurs en fonction de sa situation professionnelle, habillé des résistants et assuré leur hébergement. Il est arrêté par la Gestapo dans la rafle du 21 mars 1944 à son domicile à Saint-Pourçain-sur-Sioule (03). Interrogé à l’ancien asile des vieillards reconverti en siège de la Feldgendarmerie, puis incarcéré à la prison militaire allemande de La Mal-Coiffée à Moulins. Le 14 avril 1944 il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 12 mai à Buchenwald qu’il atteint le 14 où il reçoit le matricule 52148. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du petit camp. Le 6 juin il est transféré au Kommando d’Ellrich-Théâtre siège de la SS-Baubrigade IV, puis affecté au Kommando de Günzerode chargé de la construction d’une voie ferrée reliant Kassel à Nordhausen. Le 9 mars 1945, malade il est envoyé à Dora où il intègre le Revier. Il évite ainsi les évacuations des 4 et 5 avril et est libéré sur place par les troupes américaines le 11 avril,
Louis CAMPRON est décédé le 27 août 1959 à Saint-Pourçain-sur-Sioule dans le département de l’Allier.