Né le 16 avril 1906 à Saligny-sur-Roudon dans le département de l’Allier, il est mouleur sur métaux. Mobilisé en septembre 1939 au 295e RI (Régiment d’infanterie) il est démobilisé en août 1940. En 1941 il est membre du FN (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France). Il est arrêté le 5 décembre 1941 sur les lieux de son travail par la police française sur dénonciation. Incarcéré, il est jugé le 27 mai 1942 par la Cour spéciale de Paris et condamné à trois ans de prison et 1200 francs d’amende. Emprisonné successivement en décembre 1941 à La Santé (75), en mai 1942 à Fresnes (94), puis à Poissy (78) à Melun (77) et à Chalons-sur-Marne (51). Il est interné le 28 avril 1944 au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 12 mai à Buchenwald qu’il atteint le 14 où il reçoit le matricule 51836. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 6 juin il est transféré au Kommando d’Ellrich-Théâtre siège de la SS-Baubrigade IV, puis affecté au Kommando de Günzerode chargé de la construction d’une voie ferrée reliant Kassel à Nordhausen. Le Kommando est évacué, en train, le 4 avril 1945. Le 10 avril le train est bloqué en gare de Miestre suite aux bombardements de la voie ferrés par l’aviation alliées. Le 11 avril, le convoi à pied prend la direction de Gardelegen. Il réussit à s’évader de la colonne et est libéré par les Troupes américaines. Il regagne la France le 22 mai.
François CAMUS est décédé le 9 août 2003 à Montbert dans le département de la Loire-Atlantique.