Né le 17 octobre 1907 à Saint-Saëns dans le département de la Seine-Maritime, il est artisan cordonnier à Pont-Audemer (27). En février 1942, il rejoint la Résistance au sein des mouvements Résistance et du FN (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France). Son domicile sert de boîte aux lettres au chef des formations de l’Eure, de la Seine-Inférieure, du Calvados et de l’Orne pour le mouvement Résistance ainsi qu’au maquis Surcouf. Il fourni à ce dernier de nombreux renseignements concernant les mouvements de troupes allemandes dans la région de Pont-Audemer. Il héberge des maquisards et mis ses compétences de cordonnier à leur service et participe à la diffusion du journal clandestin du FN Le Patriote de l’Eure. Il est arrêté le 1er mars 1943 par la Feldgendarmerie lors d’une perquisition à son domicile, incarcéré au Palais de justice de Rouen (76). Le 10 mars il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 11876. Déporté le 20 avril 1943 à Mauthausen qu’il atteint le 22, il reçoit le matricule 27868. Le 19 juin il est affecté au Kommando de Wiener Neustadt chargé de la production en série d’éléments des fusées V2. Après les bombardements alliés du site, le 2 novembre, le Kommando est évacué le 17. Il est transféré à Buchenwald qu’il atteint le 20, il devient le matricule 31689 et intègre le Petit camp. Le 23 il est transféré au Kommando de Dora. Le 4 septembre il est admis au Revier du camp jusqu’au 9 octobre. Le complexe de Mittelbau-Dora est évacué les 4 et 5 avril 1945. Il est incorporé le 4 dans une colonne d’évacuation en direction du camp de Bergen-Belsen. Le 10 avril il arrive au camp des casernes de Bergen-Belsen. Il est libéré le 15 avril par les troupes britanniques.
Paul CARDON est décédé le 13 janvier 1971 à Pont-Audemer dans le département de l’Eure.