Né le 28 octobre 1910 à Besançon dans le département du Doubs, il est ouvrier. En 1924, il est trésorier de la section locale au Secours rouge international et adhère aux Jeunesses communistes. Le tribunal de Besançon le condamne le 5 octobre 1928 à un mois de prison pour provocation de militaires à la désobéissance, cette peine est portée à quatre mois avec sursis en appel. Le 5 novembre, le même tribunal lui inflige six mois de prison et deux cents francs d’amende pour avoir distribué des journaux à la porte de la caserne Ruty à Besançon. Le 23 mai 1940, les autorités militaires le font expulser du Territoire de Belfort du fait de son appartenance au Parti communiste, il revient à Belfort fin 1940. Le 21 juin 1941 suite à la déclaration de guerre germano-russe et la répression anti-communiste qui s’ensuit, recherché par le gouvernement de Vichy, il part se réfugier en Haute-Savoie. Il rejoint la Résistance au sein du FN (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France). Il est arrêté le 25 août 1943, suite à une dénonciation, par la Gestapo. Incarcéré à Belfort, il est interné le 20 novembre au camp de Royallieu à Compiègne (60). Le 14 décembre il est déporté à Buchenwald qu’il atteint le 16 où il reçoit le matricule 38636. Il effectue sa période de quarantaine au Petit camp. Le 12 janvier 1944, il est transféré au Kommando de Dora. Le 26 mars 1945, malade il est admis au Revier.
Lucien CARRÉ y décède le 12 avril 1945 après la libération du camp par les troupes américaines