Né le 5 mars 1924 à Vallon-en-Sully dans le département de l’Allier, il est ajusteur à la SAGEM (Société d’applications générales d’électricité et de mécanique) à Domérat (03). Suite au sabotage de quatre détecteurs d’un radar destiné à l’armée allemande le 10 mars la Gestapo même une enquête. Arrêté avec 12 autres ouvriers, il est transféré le jour même à la caserne Richemont à Montluçon (03), puis incarcéré à la prison militaire allemande de La Mal-Coiffée à Moulins (03). Le 16 avril il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 12 mai à Buchenwald qu’il atteint le 14 où il reçoit le matricule 51076. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, Le 11 juin il est transféré au Kommando de Schönebeck chargé de la fabrication de pièces d’avions pour la firme Junkers. Le Kommando est évacué, à pied le 11 avril 1945 en direction de Sachsenhausen , puis vers le nord-ouest. Il est libéré le 4 mai 1945 par l’armée américaine.
Camille CHAUDRON est décédé le 16 août 1987 à Désertines dans le département de l’Allier.