
Né le 17 janvier 1900 à Bompas dans le département des Pyrénées-Orientales. Engagé volontaire au 144e RI (Régiment d’infanterie), il combat lors de la Première guerre du 28 août 1918 au 23 octobre 1919. Il est rendu à la vie civile le 17 décembre 1919. Il s’installe à Bordeaux où il étudie la médecine. A partir de 1925, il exerce la chirurgie à l’hôpital de Thouars. Mobilisé le 2 septembre 1939, il est démobilisé le 10 août 1940 à Céret (66). Dès son retour à Thouars, il veut jeter les bases d’une organisation anti-allemande. Avec Gabriel Richetta, percepteur, il crée un premier embryon de réseau en contactant des personnes du nord des Deux-Sèvres mais aussi de la Vienne et de l’Indre-et-Loire pour récupérer des armes abandonnées et les entreposer dans différents endroits. Il se met en relation avec le réseau de la Confrérie Notre-Dame. Il coordonne le déplacement de l’un des tout premiers postes-émetteurs vers le nord des Deux-Sèvres. Ainsi, de précieux renseignements sont transmis à Londres depuis l’hôpital de Thouars qui permettent aux Alliés de couler le cuirassé Bismarck dans l’Atlantique et d’immobiliser le Scharnhorst en rade de Brest. D’août à octobre 1941, avec son groupe il réceptionne sur la commune de Tourtenay quatre parachutages de matériels de transmission. Au soir du 25 juillet 1941, il est arrêté chez lui par deux agents de la SIPO accompagnés d’un policier français. Aussitôt après son arrestation, il est conduit à Bordeaux pour être interrogé, mais malgré de longs interrogatoires, il est relâché faute de preuves. Le 21 janvier 1942 il est de nouveau arrêté par le SIPO SD, incarcéré à la prison de Niort (79), puis transmis à la prison de Fresnes (94). Déporté le 9 octobre depuis la gare de l’Est au SS-Sonderlager d’Hinzert situé près de la ville de Trèves. Le 4 mai 1943, il est emprisonné à la prison de Wittlich, puis le 22 juin 1944, puis le 19 mai il est transféré vers Trèves, située sur la Moselle, où siège le tribunal du Peuple. Il est ensuite emprisonné à la prison de passage de Tegel-Berlin avant d’être envoyé vers Bautzen, situé à l’est de Dresde, destiné à recevoir les déportés NN condamnés à une peine de prison simple. Nouveau transfert vers Dresde où les détenus travaillent en alternance à des travaux métallurgiques, dans les ateliers de réparation de wagons adjacents à la gare de marchandises, et au déblaiement des ruines de la ville après les bombardements alliés. Par la suite, il est transféré vers Radeberg, près de Dresde, camp de rééducation par le travail qui accueille quelques déportés NN devant se rendre en février 1945 au camp de Sachsenhausen. Le 13 mars 1945, il est transféré au camp de Buchenwald qu’il atteint le 18 où il reçoit le matricule 136166 où il intègre le Block 58 du Petit camp, puis le Block 61 également au Petit camp. Il est libéré le 11 avril 1945.
André CHAUVENET est décédé le 2 avril 1981 à Marseille dans le département des Bouches-du-Nord. Il est Chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la Croix de guerre 39-45 avec palme.