Né le 22 décembre 1920 à Gières dans le département de l’Isère, il est agriculteur domicilié dans sa commune de naissance. Le 3 juin 1943, il rejoint la Résistance au sein du FN (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France). Il est arrêté à Grenoble le 11 novembre 1943 lors de la manifestation qui regroupe plus de 1 500 personnes pour la commémoration de l’Armistice de la guerre de 14-18. Il est emprisonné trois jours à la caserne de Bonne, à Grenoble. Le 14 novembre, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 20485. Déporté le 17 janvier 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 19, il reçoit le matricule 41350. Il effectue la quarantaine au Block 51 du Petit camp. Le 24 février, il fait partie d’un convoi de 580 déportés qui sont transférés au camp de Flossenbürg où il reçoit un nouveau matricule, le 6729. Il est affecté au Block 7 pendant 6 mois, travaille à la carrière de granit, puis, grâce à deux «politiques allemands», il est envoyé à l’usine Messerschmitt. L’évacuation du camp a lieu le 20 avril 1945, seuls restent au camp les moribonds dont Noël Cohard. Le 23 avril, le camp est libéré par la 90e division d’infanterie de la 3e Armée américaine. Il est évacué par avion sur Colmar et regagne son domicile le 3 juin 1945 pour repartir aussitôt dans un sanatorium, vu son état de santé, jusqu’en juillet 1947.
Depuis son retour, Noël Cohard n’a pas cessé de militer pour conserver la mémoire de la Déportation auprès des jeunes. Ainsi il a donné de nombreux témoignages dans les lycées et collèges de l’agglomération grenobloise. Il était membre de la FNDIRP et, en 2017, le doyen des rescapés du camp de Flossenbürg.
Noël COHARD est décédé le 29 septembre 2018 à Gières dans le département de l’ Isère. Il est Officier de la Légion d’Honneur, titulaire de la Médaille Militaire.