Né le 18 juin 1910 à Aron dans le département de la Mayenne, il est gendarme à la brigade de Sées (61). En janvier 1943 il rejoint la Résistance au sein des FFC (Forces françaises combattantes) de la région M et au service du BOA (Bureau des opérations aériennes). Il participe avec les militaires de sa brigade aux réceptions des parachutages et à la protection des terrains clandestins. Il aide les réfractaires du STO (Service du travail obligatoire) en leur fournissant de fausses cartes d’identité et assure la protection de familles juives. Il est arrêté le 7 août 1943 par la Gestapo de Rouen (76), incarcéré à la caserne Bonnet à Alençon (61), puis le 14 transféré au Palais de justice de Rouen. Le 18 janvier 1944, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 25247. Déporté le 27 janvier à Buchenwald qu’il atteint le 29, il reçoit le matricule 43626. Il effectue sa période de quarantaine a Block 61 du Petit camp. Le 13 mars, il est transféré au Kommando de Dora, puis le 12 avril au Kommando d’Harzungen chargé des travaux de creusement du chantier du B3 et ensuite au Kommando d’Ellrich-Juliushütte chargé des travaux de la Mittelwerk. Le 3 mars 1945 « jugé inapte » par les SS, il est envoyé à la Boelcke Kaserne à Nordhausen. Le 6 mars 1945, il est incorporé dans un convoi ferroviaire de 2252 malades en direction du camp de Bergen-Belsen qu’il atteint le 7.
Francis COLLET est déclaré disparu comme la quasi-totalité des hommes de ce convoi.