COMETTO André KLB 69954

Né le 14 mai 1920 à Cornillon-Confoux dans les Bouches-du-Rhône, il est ajusteur-mécanicien puis travailleur agricole. Il est arrêté le 2 juin 1940 comme «individu dangereux» pour la défense nationale et la sécurité publique en raison de son activité syndicale. Il est interné à la citadelle de Sisteron, au Chaffaut (04), puis aux camps de Nexon (87) et de Saint-Paul d’Eyjeaux (87). Il est libéré le 10 décembre 1942. Le 28 juillet 1943, il est convoqué au STO, il devient réfractaire. Fin 1943, il devient agent de renseignement pour les FTPF (Francs-Tireurs et Partisans français) du canton de Saint-Gaudens (31). Au début de mars 1944, il est attaché à l’État-major FTPF de Haute-Garonne 4e région en tant que lieutenant et adjoint recruteur régional. Il est dénoncé par un convoyeur affecté à son service (qui sera selon lui plus tard condamné par le tribunal de Toulouse à la prison à perpétuité). Il est arrêté par la Gestapo le 22 juin 1944 à Toulouse (31). Passé à tabac dans les locaux de la Gestapo, rue Maignac, emprisonné sans jugement, il est détenu à la prison Saint-Michel à Toulouse. Le 30 juillet 1944 il est déporté depuis Toulouse à Buchenwald qu’il atteint le 6 août et reçoit le matricule 69954. Il effectue sa période de quarantaine au Block 52 du Petit camp, puis intègre le Block 10 du Grand camp. Il est affecté le 27 septembre au Kommando intérieur SS-Revier (homme à tout faire au Revier), le 17 décembre au Kommando Ausbau-Bahnhof (agrandissement de la gare), le 28 décembre au Kommando de la Steinbruch (la carrière), le 29 décembre retour au Kommando Ausbau-Bahnhof et le 30 décembre au Kommando Bauhof (entrepôt des matériaux) . Évacué le 9 avril 1945, dans une Marche de la mort en direction du camp de camp de Flossenbürg, Il est libéré le 23 avril 1945 par les blindés américains. Il regagne la France le 2 juin. Il était membre de la Brigade Française d’Action Libératrice.

André COMETTO est décédé le 31 mars 2004 à Istres dans les Bouches-du-Rhône.