Né le 15 septembre 1905 à Montargis dans le département du Loiret, il est garde champêtre à Dammarie-sur-Loing (45). En octobre 1941, il rejoint la Résistance. En juillet 1944, il est chargé de participer à l’organisation d’un parachutage à Dammarie-sur-Loing. Le 30 juillet 1944, l’opératrice radio est arrêtée, son poste émetteur saisi, ainsi que toutes les données concernant le parachutage de Dammarie-sur-Loing. Aucun des résistants n’étant au courant de l’arrestation, ils se rendent sur le lieu prévu du parachutage le 1er août 1944 sans se rendre compte qu’ils sont encerclés par les soldats allemands. Robert Cormier parvient à s’échapper sous les tirs de balles et s’enfuit à travers les champs. Il est arrêté le 3 août par un agent de la Gestapo, incarcéré à la prison d’Orléans (45), puis transféré le 9 août à celle de Fresnes (94). Déporté le 15 août depuis le quai aux bestiaux de la gare de Pantin (93) à Buchenwald qu’il atteint le 20, il reçoit le matricule 76880. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 55 également au Petit camp. Il est affecté au Kommando intérieur Kabelleger (pose de câbles). Il est libéré le 11 avril 1945.