Né le 8 octobre 1905 à Saint-Eustache dans le département de la Haute-Savoie, il est agriculteur. Il est arrété le 30 décembre 1943 lors de la rafle de représailles effectuée à Saint-Eustache, par la Gestapo et l’armée allemande, suite à la mort de trois soldats allemands survenue lors d’une fusillade avec des membres du Corps-franc Simon le 22 décembre. Sur la cinquante d’hommes arrêtés, vingt-huit dont Louis Cottard sont incarcérés à la prison Saint-François à Annecy (74). Le 5 janvier 1944, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 22 janvier à Buchenwald qu’il atteint le 24 où il reçoit le matricule 42466. Il effectue sa période de quarantaine au Block 56 au Petit camp, puis intègre le Block 58 également au Petit camp. Le 25 mars il est transféré au Kommando de Laura chargé d’installer dans des galeries d’une carrière d’ardoise, une usine souterraine de production d’oxygène liquide pour les fusées V2 et d’essais de propulsion. Le 26 juin, il est renvoyé à Buchenwald où il intègre le Block 63 du Petit camp. Le 13 juillet nouveau transfert à Laura, puis le 31 aout au Kommando de Dora avant d’être envoyé au Kommando de Mackenrode, ce chantier dépendant de la SS-Baubrigade III. Le Kommando est évacué le 6 avril 1945 dans une Marche de la mort. Le train est arrêté dans la gare de Letzlingen suite aux bombardements de la voie ferrée. Les déportés sont conduits en colonne à pied à Gardelegen. Le 13 avril, ils sont emmenés dans une grange aux environs de cette ville où les SS après les avoir enfermés y mettent le feu.
Louis COTTARD est parmi les 1016 victimes qui y trouvent la mort.