Née la 2 juin 1913 dans le VIIIe arrondissement de Paris, elle est receveuse des PTT, et vit à Alençon (61). En juin 1942, elle rejoint la Résistance au sein du réseau Centurie, effectuant des liaisons entre l’OCM (Organisation civile et militaire) et le BOA (Bureau des opérations aériennes). Elle participe de par sa profession au sabotage du recrutement du STO (Service du travail obligatoire) en détruisant des télégrammes ordonnant la réquisition en Allemagne de jeunes du département de l’Orne. Le 20 août 1943 elle est arrêtée par la Feldgendarmerie, incarcéré à la caserne Bonnet d’Alençon puis à la prison des Ducs dans la même ville. Le 20 mai 1944, elle est internée au fort de Romainville (93) matricule 5666. Déportée le 6 juin depuis la gare de l’Est à Pars, au camp de Neue Bremm à Saarbrücken. Le 21 juin, elle est transférée camp de Ravensbrück qu’elle atteint le 23, elle reçoit le matricule 43063. Le 20 juillet, elle est envoyée au Kommando de Leipzig-Schönefeld, elle devient le matricule 4009. Ce Kommando qui dépend du camp de Buchenwald est chargé de la production de panzerfäuste et d’obus pour la firme Hassag. Le 24 février 1945, elle est transférée au Kommando de Taucha, elle reçoit un nouveau matricule le 37292. Ce Kommando qui dépend également du camp de Buchenwald est chargé de la production de munitions pour l’infanterie et de panzerfäuste. Le 6 avril le Kommando est évacué à pied en direction de Riesa (Land de Saxe). Vers le 25 avril, elle parvient à s’évader de la colonne d’évacuation dans la région de Wersnsdorf et rejoint des troupes alliées après une marche de plusieurs jours.
Denise DEGEN est décédée le 27 mai 2012 dans le XIVe arrondissement de la capitale.