Né le 1er janvier 1883 à Marvejols dans le département de la Lozère. Il étudie au collège jésuite de Sarlat (24). C’est un élève très doués pour les disciplines scientifiques dont les mathématiques. En 1901 à 18 ans, il entre chez les jésuites. A la déclaration de la Première Guerre, il interrompt sa formation sacerdotale, mobilisé au 142e RI (Régiment d’infanterie) cantonné à Mende (48). En janvier 1915 il devient caporal, puis le 13 mars sergent, il est décoré pour ses faits d’armes de la Médaille militaire et de la Croix de guerre avec palmes et étoile de vermeil et en août nommé sous-lieutenant affecté au 111e RI. En mars 1918, il est lieutenant et le 30 juin 1918 il devient Chevalier de la Légion d’honneur. Démobilisé, il reprend aussitôt le séminaire et est ordonné prêtre le 20 juin 1920 à la cathédrale de Mende. Mobilisé à nouveau en septembre 1939, il est affecté au 502e RCC (Régiment de chats de combat). Après l’armistice de 1940, il est fait Officier de la Légion d’honneur et se remet au service des désespérés. Il travaille au camp de prisonniers de la Braconne, près d’Angoulême (16), mais entre très vite dans la Résistance. Il est membre d’une filière d’évasion des prisonniers, et transmet, dès l’automne 1940, des renseignements au contre-espionnage britannique et puis intègre le réseau Jade-Amicol. Il est arrêté le 23 juin 1943 par la Gestapo, incarcéré au fort du Hâ à Bordeaux (33), puis transféré à la prison de Fresnes (94). Déporté le 18 octobre 1943 depuis la gare de l’Est à Paris au camp de Neue-Bremm à Sarrebrück. Le 23 octobre il est transféré au camp de Buchenwald, il reçoit le matricule 30165 affecté au Block 10 du Grand camp.
Louis D’EIMAR de JABRUN y décède le 27 décembre 1943.