Né le 31 août 1900 à Cherbourg dans le département de la Manche, il est manœuvre et vit à Equeurdreville (50). En janvier 1942, il rejoint la Résistance au sein du FN (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France). Il a en charge la distribution de tracts, des journaux et publications clandestines, il participe aussi à la création et au fonctionnement de groupes de FTPF (Francs-tireurs partisans français). Il est arrêté le 8 juillet 1942, à son domicile, par la police française, incarcéré à la prison de Cherbourg, puis le 18 juillet transféré à celle de Saint-Lô (50). Le 18 septembre, il est condamné par le tribunal de la Feldkommandantur 722 à trois ans et un mois de réclusion pour détention d’armes et de munitions, complicité d’intelligence avec l’ennemi. Le 13 octobre, il est emprisonné à Fresnes (94). Déporté le 20 octobre depuis la gare de l’Est à Paris à la prison de Karlsruhe (Land de Bade-Wurtemberg), puis une semaine plus-tard à la forteresse de Rheinbach (Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie). Le 18 février 1944, il est transféré à la prison de Sonnenburg en Prusse Occidentale. Le 14 novembre il est envoyé au camp de Sachsenhausen, il reçoit le matricule 117348. Le 4 février 1945 il est transféré au camp de Buchenwald, il devient le matricule 28762 et intègre le Block 65 du Petit camp. Le 17 février il est affecté au Kommando de Langenstein chargé du forage de tunnels pour l’installation d’une usine souterraine pour la firme Junkers. Il intègre le Block 3, puis il est admis au Revier. Le Kommando est évacué le 9 avril 1945 sauf pour les malades qui restent sur place. Il est libéré à Langenstein par les troupes américaines le 13 avril 1945. Le 19 avril il est admis dans l’ hôpital de campagne des troupes américaines créé à Halberstadt.
Albert DELACOUR y décède le 23 avril 1945.