Né le 10 février 1898 à La Chapelle-Saint-Laurent dans les Deux-Sèvres, il est militaire. Il sert dans l’Armée d’armistice comme instructeur à l’École d’officiers d’Artillerie de Nîmes. Mis en congés, lors de l’invasion en novembre 1942 de la zone sud par les Allemands, il devient inspecteur dans un compagnie d’assurances et s’installe à La Chapelle-Saint-Laurent (79). Il rejoint la Résistance au sein du réseau OCM (Organisation civile et militaire) sous le pseudonyme de Jérôme. Il devient le responsable pour la région de Poitiers (86) qui comprend la Vendée, les Deux-Sèvres et la Vienne. Dans la nuit du 12 du 13 mars 1943, il organise la réception du 1er parachutage sur le terrain de Neuvy-Bouin (79) où six containers sont récupérés, puis cachés. Plusieurs autres parachutages ont lieu au cours de l’année 1943. A l’été 1943 et au lendemain d’arrestations de responsables de l’organisation dans la région bordelaise, la SIPO-SD (Sicherheitspolizei, police de sûreté) de Poitiers démantèle l’OCM, cinquante-deux membres sont arrêtés. Réfugié depuis juin à Paris, il est arrêté le 11 septembre par la Gestapo à Paris, incarcéré à la prison du Cherche-Midi à Paris, puis le 13 octobre transféré à celle de La Pierre-Levée à Poitiers. Le 10 décembre, il est jugé à Niort (79) par le tribunal militaire allemand qui le condamne à la peine capitale. La sentence est commuée en déportation. Le 8 janvier 1944 il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 22 janvier à Buchenwald qu’il atteint le 24 où il reçoit le matricule 42408. Il effectue sa période de quarantaine au Block 56 du Petit camp. Le 24 février, il est transféré au camp de Flossenbürg où il perçoit un nouveau matricule le 6831. Le 9 octobre malade, il est incorporé dans un « convoi sanitaire » en direction du camp de Bergen-Belsen.
Didier DELAHAYE y décède le 2 novembre 1944.